Pour le
développement
et le mieux-être
des enfants

Mot du pédiatre fondateur

Au Québec, selon le ministère de la Santé, 30,000 enfants considérés comme vulnérables ne sont pas rejoints ou partiellement rejoints par le réseau local de santé. Pendant combien de temps ces enfants devraient-ils attendre pour recevoir les services auxquels ils ont droit? Pendant combien de temps devraient-ils attendre pour que les données scientifiques probantes se transforment en activités cliniques?

Nous comprenons mieux maintenant le lien entre les premières expériences, le développement du cerveau et le sort des enfants. Nous connaissons les possibilités uniques que procure la petite enfance tant pour chaque enfant et chaque famille que pour la société.

Si on veut assurer l’épanouissement des enfants, il faut surveiller et promouvoir activement des comportements propices à un sain développement sur tous les plans, tant physique, cognitif, social-affectif, comportemental que social. On comprend désormais beaucoup mieux l’impact du stress sur un cerveau en développement. Les conditions sociales et économiques difficiles au sein du foyer, la violence physique ou psychologique, la négligence chronique peuvent avoir un effet délétère sur le cerveau et entrainer des effets toxiques se traduisant par des problèmes de mémoire, d’apprentissage, des déficits cognitifs, des difficultés dans la régulation de l’attention et des comportements perturbateurs. 

Les mauvaises premières expériences ont des conséquences négatives tout au long de la vie, qu’il s’agisse de troubles scolaires, de grossesses à l’adolescence, de dépressions ou de maladies cardiaques à un âge plus avancé. Ajoutez-y le coût du système de justice pénale.

Pratiquement tous les parents désirent un avenir meilleur pour leur enfant. Investir judicieusement dans les citoyens les plus jeunes est logique autant pour les scientifiques et les militants que pour les tenants du conservatisme fiscal. Ni le vieillissement de la population, ni l’économie incertaine, ni une négligence délibérée sur le plan des politiques ne devraient nuire à ces investissements. 

Les enfants vulnérables, que personne ne représente, mais qui sont plein de potentiel ont besoin de notre leadership. C’est à eux que s’adresse la pédiatrie sociale.

La pédiatrie sociale est en position idéale pour soutenir les parents, les outiller et influer sur le développement de l’enfant de manière positive. Par l’évaluation des forces de l’enfant, nous pouvons l’orienter ainsi que ses parents vers des ressources de la petite enfance dans leur collectivité. Nous devons nous assurer d’intervenir le plus tôt possible auprès des enfants qui font face à une importante adversité car chaque moment compte. Le cerveau de l’enfant ne s’arrête pas de se développer pendant que l’on attend les ressources.

Nous devons avoir à l’esprit les éléments suivants :

  • Tout mettre en œuvre pour supporter les enfants sur leur trajectoire de santé et de développement dans leur milieu;
  • Prévenir les facteurs de risques;
  • Réduire les effets des inégalités sociales;
  • Construire des systèmes protecteurs et créer des environnements supportant avec l’aide de tous les organismes existants sur le territoire de chacun.

 

J’ai personnellement à cœur ce projet de plan stratégique de développement car nos enfants méritent un avenir à la hauteur de leur potentiel. 

Raymond Perreault, Fondateur du CPSTR 

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